The Journals of Kevin Murphy: II. The Source of the Novels (Faire défiler vers le bas pour la version française)

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The Turtle Lost on Mackinac Island in Jody’s Michigan Adventures. Art by Jeanne L. Morris.

 The series title, The Journals of Kevin Murphy, is supposed to recall The Original Journals of Lewis and Clark, my narrator, Kevin Murphy’s favorite book. Kevin began his writing career as an avid historian. Those readers who are familiar with  Jody’s Michigan Adventures (a series of kid-friendly books that I wrote for children 3-10, about 24 years ago) will remember that Kevin’s mother had convinced her son to use his little sister’s wild fictions about her stuffed animals, in his “serious histories” about their family vacations. What the eleven-year-old Kevin perhaps failed to understand, was that, without his sister’s ludicrous tales, his own “documentaries” about their family vacations in Michigan, would have been very dry and boring. By the same token, without Kevin’s passion for order and logic in all things, his little sister’s exuberant tales would have been unreadable. The exercise of writing these first books was what eventually led Kevin to write novels, instead of histories, and me to write novels instead of medieval literary criticism, my profession prior to becoming a novelist.

In reality, The Journals of Kevin Murphy began the very moment I was asked to produce a series of American histories for children. I thought of my own childhood, and just how horrible it was to be subjected to those dreadfully boring history books. In fact, I can remember being sick, and, having to prepare a history report on Lafayette.  Chained to my bed, I dutifully slogged through this biography, for children. The words were too big, the book was too long, and, as far as I could tell, nothing happened during the entire sixteen hours I was at it. All I remember was that the book was an annoying faded blue color. Fortunately, I learned to love history in college, when we were finally allowed to read peoples’ private letters and journals. Now that was cool! But those monotonous narratives, watered down to the point that they paralyzed the mind, were a pure torture! That’s why I decided, from the outset of this American history project, to write historical fictions.

 

Les Journaux de Kevin Murphy: II. La Source des romans

Le titre de cette série de romans aventuriers-historiques pour les ados, devraient rappeler Les Journaux originaux de Lewis et Clark, les livres préférés de mon narrateur, Kevin Murphy. Kevin avait débuté dans sa carrière de romancier historique comme historien passionné. Ces lecteurs qui se souviennent des Aventures de Jody au Michigan (une série de livres très réussie pour les enfants entre 3 et 10, que j’ai écrit il y a 24 ans) se souviendront que la mère de Kevin l’avait convaincu d’utiliser les fictions frénétiques de sa petite soeur, Katie, sur Jody, sa souris en peluche, dans ses “histoires sérieuses” des vacances de leur famille. Ce que le Kevin de onze ans ne comprenait pas peut-être c’est que, sans ces aventures “grotesques” de sa soeur, ses “histoires sérieuses” à lui auraient été très sèches et ennuyeuses. Et, sans le désir de Kevin de l’ordre et de la logique en tout, les aventures exubérantes de la petite Katie auraient été illisibles. L’exercice d’écrire ces livres de jeunesse avait amené Kevin à écrire des romans au lieu des histoires, et moi à écrire des romans au lieu de la critique littéraire médiévale, ma profession avant de devenir romancière.

En réalité, les Journaux de Kevin Murphy ont commencé au moment où l’on m’a demandé de produire des livres d’histoire américaine pour les enfants. Je me suis rappelé alors mon enfance et la supplice de devoir patienter pour des heures et des heures pendant des lectures lourdes et interminables!  Cela fut autant plus difficile car j’ai grandi en Californie, où les pins et les vagues de l’océan me chuchotaient, et le soleil dans un ciel parfaitement bleu m’ensorcelaient. Un jour, ensoleilé, bien entendu, étant malade, et devant préparer un rapport sur la biographie de Lafayette, je me suis enfoncée sous les couvertures du lit, où j’ai fini très péniblement la lecture d’une tome écrite exprès pour les enfants. Pourtant les mots étaient trop grands, les paragraphes trop longs, et, d’après moi, rien ne se passait dans “la trame” pendant les seize heures que je m’y appliquais. Tout ce dont je me souviens, c’est que la couverture du livre était d’un bleu fade, tant soit peu verdâtre, qui m’irrita à un tel point que cela se figea dans ma mémoire. Chaque fois que je revois cette couleur, même maintenant, après toutes ces années, je me sens suffoquée, immobilisée.

Heureusement, j’ai appris à aimer l’histoire à l’université, alors que l’on pouvait étudier les lettres privées et les journaux des gens – ça, c’était chouette! Mais ces récits monotons à paralyser l’esprit, édulcorés  pour ceux de la septième et huitième aux Etats-Unis (deux des quatre années de collège, en France), étaient une pure torture!  J’ai décidé, dès le début de ce projet sur l’histoire américaine, d’écrire des fictions aventurières-historiques.

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