The Journals of Kevin Murphy III: The Problems Posed for a History Teacher, Trying to Teach History with Historical Novels.

I. English Version (Faire défiler vers le bas pour la version française).

I had decided to deliver my historical lessons, using historical novels. But, once I had finished the first draft, I realized that history has a lot of holes in it, holes that need to be filled with fictitious incidents and characters in a novel. If I persisted in my historical fictions, I risked confusing the young readers I wanted to teach. What finally changed my way of constructing these novels was the Head of the Social Studies department in a neighboring town. She had worked with another teacher on MEAP, the official Michigan social studies exam, and she knew exactly what the students needed to master. I quickly concluded that, if I wanted to sell these books to the schools, I needed to fashion them in such a way that the history kids needed to learn would be readily apparent. I ended up inventing fictitious characters, from the twenty-first century, and, or course fictitious plots, full of adventure.

However, these fictitious characters are passionate about history, and they use it in order to understand the world in which they live. Sometimes history even helps them to solve life-changing problems. For example, in Eagle from the Dawn, Kevin knows that it’s a bad idea to cross the mountains on horseback at the beginning of September because Lewis and Clark had been blocked by snow in the same season. And Esteban, from Son of Fireheart, the Native American character who saves Kevin’s life during a conflagration in the Santa Lucía Mountains, does so thanks to his tribal history. The Esselen people knew that certain oaks wouldn’t catch fire because they deliberately burned the forests in order to clear away the dead brush and to encourage luxuriant regrowth.  In fact, history finds many practical uses in these novels, which is probably why I won a prize from the Michigan State History Society in 2007, when I published the first limited edition of the Summer of the Bear.

I had decided that when a character spoke about history, he would do it for
emotional reasons. He would be as passionate as possible so that the young readers would see what was so interesting and important about history. The Nez Perce, Peter Taksoukt, from Eagle from the Dawn, is passionate when he talks about Native American children because he is going to become a lawyer for these children. He is angry that the Whites got permission to adopt Indian children or that they could wrest children from their tribal homes to imprision them in boarding schools, where some of them were mistreated and abused, and where all of them were definitively alienated from their culture.  Esteban, is angry that the fortune hunters and gold miners murdered many Native Americans during the California Gold Rush, just because these good people annoyed them by their presence. He is furious when he recalls that the first governor of California wanted to exterminate all California Indians!

In the Summer of the Bear, Mickie Mamansinam is only 12 years old. He is proud of his family history, and worried about the Anishinaabe Bearwalker, who wants to kill his sister. On the one hand, he is a visionary, sensitive and responsible, because he is a member of the Bird Clan; on the other, he’s a carefree kid, surrounded by a family that appreciates him and his special talents. He is perhaps too young and too well adjusted to be angry.  By contrast, Brock, a Black teen in the same book, is angry at his father, for things which perhaps resulted from the abusive treatment of his ancestors by White men. However, he is good natured and kind with his friends. He is one of thousands of Black people, who have Native American blood because the Indians took in runaway slaves and treated them as equals. And that is a story I have still to write: the adventures of Brock in Florida, with his Seminole relatives.

 

 

 

 

 

 

 

II.  Les Journaux de Kevin Murphy III: L’histoire et les romans historiques. Les problèmes qui se posent pour un professeur d’histoire.

J’avais pris le parti de faire mes leçons historiques à travers des romans historiques. Mais une fois faite la première ébauche,  j’ai constaté que l’histoire a beaucoup de trous, qu’il faut combler avec des éléments fictifs importants, des personnages qui n’ont jamais existé, de petits événements, qui en réalité n’aurait jamais eu lieu. Si je m’obstinais à créer une oeuvre de fiction historique,  je risquerais de confondre les enfants que je voulais enseigner. Enfin, ce qui avait définitivement changé ma méthode de construire ces romans, c’était  l’opinion de la chef du Départment des Etudes Sociales d’une école d’un village voisin. Elle avait travaillé avec une autre prof sur MEAP, le test official du Michigan sur les Etudes Sociales, et elle savait exactement ce que les étudiants devaient maîtriser.  J’ai vite conclu que si je voulais vendre ces livres dans les écoles, il fallait les façonner pour que les enfants aient pu saisir tout de suite l’histoire qu’il devaient apprendre.  J’ai fini par inventer des personnages fictifs, du 21e siècle, et, bien sûr un récit fictif, plein d’aventures.

Pourtant, ces personnages fictifs sont passionnés pour l’histoire, et ils l’utilisent pour comprendre le monde dans lequel ils vivent et, parfois pour résoudre leurs problèmes personels.  Par exemple, Kevin, dans L’Aigle de l’aube, sait qu’il ne faut pas traverser la montagne à cheval au début de septembre parce que Lewis et Clark avaient été bloqués par la neige dans cette même saison. Et Esteban, dans Fils du Coeur en Feu, l’amérindien qui sauve la vie à Kevin lors d’une incendie sérieuse aux montagnes de Santa Lucía, le fait grâce à l’histoire de sa tribu, dont les membres savaient que certains chênes ne brûlent pas.  En effet, l’histoire trouve beaucoup d’usages pratiques dans ces romans, ce qui m’a probablement gagné le prix de L’Etat de Michigan pour l’histore en 2007, quand j’ai publié la première version de L’Eté de l’ours.

 

J’avais décidé que lorsqu’un personnage parlait de l’histoire, il le ferait pour des raisons émotionnelles. Ils serait aussi passionné que possible pour que les jeunes lecteurs ressentent ce qu’il y a d’intéressant et d’important dans l’histoire. Donc Peter Taksoukt (dans l’Aigle de l’aube) est passionné lorsqu’il parle des enfants amérindiens parce qu’il va se faire avocat pour ces enfants. Il est fâché que les Blancs aient obtenu la permission d’adopter ces enfants ou que les Blancs aient pu saisir les enfants des tribus pour les emprisonner dans des pensions, où quelques uns d’entre eux ont été maltraités et abusés, et où tous avaient été éloignés définitivement de leur culture. Esteban (dans Fils de Coeur en Feu) est fâché que les aventuriers et les mineurs d’or aient meurtri les Amérindiens pendant la ruée vers l’or en Californie en 1948, tout simplement parce que ceux-ci gênaient par leur présence. Et il est est furibond lorsqu’il se rappelle que le premier gouverneur de l’état de Californie voulait exterminer tout les amérindiens californiens!

Dans L’Eté de l’ours, Mickie n’a que douze ans. Il est fier de l’histoire de sa famille, et il se tracasse pour le Bearwalker Anishinaabe qui veut tuer sa soeur. D’une part, il est visionnaire, très sensible et responsable car il appartient au Clan des Oiseaux; de l’autre part, c’est un gosse insouciant, entourré d’une famille qui l’apprécie. Il est peut-être trop jeune et trop bien adapté pour être fâché. Par contre, Brock, un Noir dans le même livre, est fâché contre son père, pour des choses qui peut-être ont été le résultat du mauvais traitement de ses aïeuls par les Blancs. Pourtant, il est très accomodant et même doux avec ses compagnons. Il est un des milliers de gens noirs dans ce pays qui ont du sang amérindien, parce que les Amérindiens ont adopté des esclaves échappés, les respectant et les faisant membres de leurs tribus. Et ça c’est une histoire qui me reste à écrire-les aventures de Brock en Floride, avec ses parents Seminoles.

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